L'éco-anxiété, la nouvelle crise existentielle des ados et jeunes adultes (mais pas que...)
- samuellelobbe
- 6 juin 2023
- 2 min de lecture

Les épisodes récurrents et rapprochés de canicules, de sécheresses, d'inondations, d'incendies...ainsi que l'ampleur de ces phénomènes font que le changement climatique devient une réalité de notre vie, il n'est plus, notamment pour les jeunes générations, un vague concept d'une catastrophe à prévoir dans un futur lointain.
L'éco-anxiété, késako?
On peut la définir comme l'ensemble des émotions liées au sentiment de fatalité, d'impuissance, face au changement climatique.
Les personnes touchées par l'éco-anxiété sont envahies de peur, mais aussi de colère (de ruminations, notamment), de tristesse, elles peuvent se sentir abattues par le sentiment de ne rien pouvoir faire pour empêcher la catastrophe.
En consultation je remarque que cet état anxieux touche de nombreuses personnes, notamment beaucoup de jeunes adultes entre 18 et 30 ans. Ce n'est pas forcément leur motif premier (ou annoncé) de consultation, mais beaucoup arrivent dans une attitude déprimée et se demandent surtout: "A quoi bon?"
A quoi bon?
A quoi bon faire des enfants? (sur une planète qui sera de plus en plus hostile, avec une multiplication de catastrophes naturelles et d'épidémies...et puis quid de l'impact carbone d'un nouveau-né de plus sur terre?...)
A quoi bon faire des projets? (si c'est pour tous mourir prématurément, sans les voir se réaliser...)
A quoi bon faire des études? (par exemple une école de commerce, si c'est pour entretenir ce système toxique?...)
A quoi bon faire des petites actions à son échelle? (au vu de l'inaction politique...)
Bref...à quoi bon vivre ??...
Si l'on n'y prend pas garde, à s'empoisonner la vie avec ces pensées négatives qui s'entretiennent les unes les autres et sont sans cesse nourries par les actualités...on file droit vers une angoisse obsessionnelle...et les conséquences peuvent être:
- une dépression sévère
- un "burn-out militant", quand on se lance dans l'action comme une fuite en avant
- un enfermement dans le déni comme mécanisme de protection (ceux qui se mettront à proclamer autant que possible que "les écolos commencent à être relous", qui montreront leur agacement protecteur à coups de "oh, c'est bon! Lâchez-nous un peu!...")
Ce sujet vous parle ?
En thérapie, vous pourrez:
- exprimer vos angoisses, les verbaliser, ce qui permettra de vous libérer d'une charge émotionnelle trop forte
- travailler votre conscience du moment présent: s'ancrer dans le présent est un excellent moyen de moins se laisser envahir par une angoisse projetée sur le futur, et cela s'entraîne!
C'est entre autres pour cela, s'ancrer dans le présent, qu'on recommande souvent aux personnes trop anxieuses de marcher, de faire du sport, avec l'idée de se mettre dans son corps plutôt que dans sa tête.
En Gestalt on travaille beaucoup à la conscience du corps dans l'ici et maintenant.
- apprendre à se mobiliser autant que possible pour demain sans sacrifier aujourd'hui: car la seule temporalité qui est en votre pouvoir, c'est le présent!
Prenez soin de vous, offrez-vous une thérapie Gestalt et: (re)découvrez votre pouvoir sur votre vie, libérez vos potentialités et ouvrez-vous la porte sur le bien-être!



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